MEDIAS - La première accuse la seconde de «manipulation d'audience»...
BFMTV ne compte pas en rester là. Très remontée contre le groupe Canal+, qu’elle
accuse de «manipulation d’audience», la chaîne du groupe NextRadioTV porte l’affaire devant les tribunaux. La plainte sera examinée mardi, en référé, par le tribunal de commerce de Nanterre.
Alain Weill, président de la société (BFMTV, BFMRadio, La Tribune), accuse CanalSat, le bouquet satellitaire de Groupe Canal+, d'imposer à ses cinq millions d'abonnés depuis le 20 octobre «par défaut et de manière automatique la chaîne
i-Télé à l'écran lorsqu'ils l'allument». Or, i-Télé, chaîne d'information en continu du groupe Canal+, est la concurrente directe de BFMTV. Auparavant, les abonnés de CanalSat, lorsqu'ils rallumaient leur téléviseur, avaient à l'écran la chaîne sur laquelle ils étaient lorsqu'ils l'avaient éteint. En outre, les abonnés de CanalSat représentent 20% du panel d'audience de Médiamétrie.
BFMTV a également adressé cette semaine un courrier au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour faire état de ses constats, a précisé vendredi Alain Weill. Le groupe Canal+, a reconnu mener «à titre expérimental» une «opération marketing» qui porterait sur 1,8 million de foyers. Il a en revanche récusé les accusations de manipulation d'audience.
Avec agence