James Patridge, Londonien de 57 ans, est un grand brûlé. Son visage est défiguré. Et c'est lui qui présente le journal télévisé de Channel 5 cette semaine. Victime d'un accident de la route à 18 ans, il a déclaré au quotidien The Independent être persuadé que «cela peut créer un choc dans la population et faire changer les perceptions».
Président de l'association de défense des personnes défigurées Changing Faces, il a réussi à convaincre la chaîne de tenter l'expérience. L'événement s'inscrit dans le cadre d'une campagne nationale de sensibilisation.
L'important est «que les gens ne zappent pas en me voyant»
C'est osé, efficace, mais ce n'est pas une première. D'autres actions ont déjà été menées en Grande-Bretagne. Une sculpture représentant l'artiste contemporaine, Alison Lapper, née sans bras et sans jambes, a ainsi trôné sur la place Trafalgar Square de 2004 à 2006.
Les principales chaînes anglaises ont rencontré cette année Changing Faces et la BBC s'est engagée à ouvrir son antenne à des enfants souffrant de malformations. Mais l'important, souligne James Patridge, «c'est que les téléspectateurs ne zappent pas en me voyant».
Selon un sondage publié la semaine dernière sur le site de l'association, 64% des Britanniques ont déclaré qu'ils ne changeraient pas de chaîne. De nouveaux chiffres seront disponibles après ces cinq jours de présentation.