INTERNET - C'est Rupert Murdoch, qui possède le quotidien britannique, qui l'a décidé...
Rupert Murdoch s’est
fraîchement converti au web payant et compte bien entraîner tous ses titres de presse dans cette voie.
Abonnement
«Le journalisme de qualité n'est pas bon marché. La révolution digitale a ouvert de nouvelles voies de distribution mais n'a pas rendu le contenu gratuit», expliquait Murdoch en août dernier, alors que son groupe a annoncé mardi une perte annuelle de 3,4 milliards de dollars. Face au succès du
Wall Street Journal, seul site payant du groupe Murdoch, le magnat des médias a donc décidé que l'édition en ligne du
Times sera payante à partir du printemps 2010.
Une information
officiellement annoncée mardi soir par James Harding, le rédacteur en chef du titre. «Nous travaillons encore sur le modèle exact de tarification, mais je pense que nous aurons un prix pour acheter le journal du jour, c'est-à-dire un prix pour 24 heures pour le Times online, et aussi un prix d'abonnement», a-t-il ajouté.
«Attaquer la culture du gratuit»
Le journal, qui ne joue pas non plus sa survie, souhaite mettre en place une stratégie plus large. «Nous allons nous attaquer à la culture du gratuit, a expliqué James Harding. Nous l'avons vu quasiment détruire l'industrie musicale. Nous ne pouvons pas nous permettre en tant qu'entreprise ou société que la même chose arrive pour l'information.»
Depuis plusieurs mois, plusieurs sites, américains, britanniques et français, s’orientent vers
un retour au payant. En France, lefigaro.fr planche sur la création d’une zone premium pour 2010 tandis que liberation.fr a opté pour le payant depuis septembre dernier.
S. C.