Pour Philippe Bailly, directeur de NPA Conseil, agence spécialisée dans les médias, la rupture entre les deux hommes est la conséquence d'un problème de calendrier et de profil. «La nomination de Duroux a été annoncée en juin, c'était un moment où tous les clignotants étaient au rouge, la pub n'allait pas bien, les audiences n'étaient pas bonnes, on ne voyait pas clairement la stratégie de la chaîne», a-t-il déclaré à l'AFP
Philippe Bailly avance également «un problème de profil». La division du travail arrêtée par Martin Bouygues, patron de la maison mère, prévoyait de confier les programmes à Axel Duroux et le management à Paolini, qui fut DRH de TF1 et directeur de Bouygues Télécom. «Le partage des tâches fonctionnait bien entre Etienne Mougeotte et Patrick Le Lay parce que le tandem avait été formé dès la privatisation de TF1, explique encore Philippe Bailly. Nonce Paolini et Axel Duroux avaient peut-être le même profil de manager et de gestionnaire, ce qui fait qu'on ne voyait pas clairement qui était l'homme des programmes et qui était celui du management».
«Il ne peut y avoir deux "numéro 1" à TF1», a estimé de son côté Marcel Caron, délégué CFTC. Il n'y en a désormais plus qu'un.