C'est votre première ce soir, pas trop de pression ?
Présenter une émission quotidienne, c'est s'exposer. Mais présentatrice de JT, cela reste juste un métier, Pour lequel il faut travailler. D'ailleurs, je suis en répétition depuis quinze jours à coups de journées types, donc je suis un peu trop dans ma bulle pour réaliser.
Et alors, à quoi va ressembler votre journal ?
Il sera assez rubriqué, avec une hiérarchie précise pour donner du rythme. On tient à garder le côté très vif du « 6 minutes », qui donnait l'impression de faire le tour de l'actualité. En fonction de l'info du jour, on recevra des invités, des intervenants. Grâce à un partenariat avec MSN, les téléspectateurs pourront poser des questions par Internet.
Le tout debout et en jean. Parlons un peu de cette grande affaire !
Cela fait trente ans que je m'habille en jean, comme la plupart des gens. En fait, on a été assez secrets vis-à-vis des journalistes, alors quand ils ont appris ça, ils s'en sont emparés. Mais il faut arrêter avec cette histoire ! Sinon, il y a une dynamique donnée par la station debout qui, dans la configuration du plateau, sera utile.
Quel regard portez-vous sur vos concurrents ?
Il y a de la place pour tout le monde. Quand M6 a été créée, il y a vingt-deux ans, on disait que c'était la chaîne de trop... Là non plus, ce n'est pas le journal de trop. Chaque chaîne a le droit d'avoir son journal d'info.
Justement, pourquoi le JT a-t-il toujours autant la cote ?
C'est un rendez-vous pour les téléspectateurs. Celui du soir en particulier. Et depuis un an, dans un contexte de crise, avec des répercussions directes sur le travail des gens, ce moment d'information est encore plus crucial. W