Les Canadiens avaient appelé leur version « Pimp mon char ». MTV a décidé de conserver le titre original, « Pimp My Ride », pour la version française présentée par Ramzy. Le concept de l'émission de tuning culte ? « On nous amène des poubelles et on en fait des objets d'art », expliquait à 20 Minutes, en juillet, le réalisateur Pierre-Yves Gaudillat sur le tournage de l'émission. Ce jour-là, dans un garage de la banlieue parisienne, une coccinelle rose délabrée, celle d'un jeune couple de Nice sélectionnée parmi des milliers de candidatures, était soumise à l'expertise sans pitié des « pimpers » Gerry et The Man.
Plus de banquette arrière ni d'embrayage, des taches grises suspectes sur la carrosserie, « j'attends que tu me proposes un programme pour radicaliser son look », explique Gerry à The Man, face caméra. « On va lui faire un look dragster nostalgie, lui donner de la virilité », rétorque The Man. Un vocabulaire imagé, « qui a fait la marque de "Pimp My Ride" », estime Jérôme Vettraino, président du Marsu Tuning Club, et adepte de l'émission. « Bon, c'est quand même du tuning extrême, poursuit-il. Ils mettent des amplis sur l'intérieur des toits, ils font tout flasher, ça va très loin. Nous, on ne travaille pas sur des épaves pareilles, mais c'est ce qui fait l'intérêt de l'émission. » Un programme que Ramzy ne s'attendait « pas du tout » à présenter. « Mais je connaissais et je peux vous dire que c'est tout pareil que le "Pimp My Ride" américain, sauf moi qui fais quelques vannes et joue les Papas Noël en rendant leur voiture toute belle aux candidats. » Outre la coccinelle, une Ford Mondeo fait partie des premières beautés en détresse relookées. Sur le thème « Star Wars »... avec des néons posés sur les sièges. W