«Le journalisme de qualité n'est pas bon marché. La révolution digitale a ouvert de nouvelles voies de distribution mais n'a pas rendu le contenu gratuit», explique Murdoch, alors que son groupe a annoncé mardi une perte annuelle de 3,4 milliards de dollars.
Adapter le succès du «Wall Street Journal»
Avec News Corp, le magnat australien possède un empire (des sérieux «Wall Street Journal», «Le Times» ou Fox News aux tabloïds trash comme «Le Sun» ou «News of the word»). Dans le monde de la presse, le site du «Wall Street Journal» est l'un des seuls à avoir trouvé une formule qui marche, avec certains contenus exclusifs payants.
Mais si le lectorat très CSP+ du «Journal» est prêt à mettre la main au portefeuille pour des informations financières, pas sûr que cela soit le cas pour voir la culotte de Britney Spears sur le site du «Sun» –même en exclusivité. Et reste à voir si l'astuce –pour l'instant tolérée par le «Wall Street Journal»– qui consiste à copier/coller le lien d'un article dans Google pour contourner l'accès payant fonctionnera toujours à grande échelle.