Les médias étrangers empêchés de travailler en Iran

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Publié le 15 juin 2009.

ELECTION - Les satellites de la BBC ont été brouillés, deux journalistes néerlandais ont été expulsés et le bureau d’Al-Arabiya a été fermé à Téhéran...

Dès samedi, Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé la «censure massive» par l’Etat, en Iran, de la presse et notamment des sites Internet. Objectif, selon l’association, les «empêcher de rendre compte des fraudes qui ont entaché le premier tour des élections présidentielles».

RSF énumère des sites Internet - Entekhab, Ayandenews, Moj Sevom, Norooznews, Ghalamsima - «proches des réformateurs, de Mir Hossein Moussavi et de Mehdi Karoubi» - qui ont été «filtrés par l’Etat».

SMS bloqués

Par ailleurs, «pour empêcher l’opposition de collecter les résultats électoraux, le système de SMS a été largement perturbé et ses partisans empêchés d’accéder à de nombreux bureaux de vote», affirme.

Enfin, «les médias d’Etat ont été sommés d’annoncer rapidement la victoire du président sortant» tandis que «les sites Internet officiels des candidats qui critiquent les résultats officiels ont été bloqués».

Journalistes expulsés et satellites brouillés

Ce dimanche, deux journalistes de la télévision publique néerlandaise, qui couvraient l’élection présidentielles, ont été arrêtés par la police et sommés de quitter le pays, a indiqué la chaîne publique Nederland 2.

La BBC a quant à elle indiqué que les satellites diffusant ses programmes au Proche-Orient et en Europe étaient la cible d'un brouillage important «en provenance d'Iran».

«Cela semble être dans le schéma de comportement des autorités iraniennes de limiter la couverture médiatique des conséquences d'une élection litigieuse», a déclaré Peter Horrocks, directeur de BBC World Service qui diffuse des programmes de radio et télévision à l'étranger en anglais et 31 autres langues.

Bureau d’Al-Arabiya fermé

Il a indiqué que John Simpson, correspondant de la BBC à Téhéran, et son caméraman avaient été brièvement arrêtés et affirmé que des médias avaient fait l'objet de pression pour ne pas envoyer vers l'étranger des images des manifestations dans les rues de la capitale iranienne.

Enfin, Al-Arabiya, la chaîne de télévision d'informations en continu à capitaux saoudiens, a annoncé que les autorités iraniennes avaient décidé de fermer son bureau à Téhéran «pour une semaine», sans avancer de raisons.
C. F. (avec agence)
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