MEDIAS - Dans un communiqué, Jérôme Bourreau juge «infondés» les reproches qui lui sont faits par la chaîne...
Le «premier martyr d’Hadopi» n’a pas dit son dernier mot. Jérôme Bourreau-Guggenheim,
salarié de TF1 débarqué pour s’être prononcé contre le projet de loi
Création et Internet, a répondu mardi aux accusations de la chaîne par la voix de son avocat, Me Emmanuel Noirot.
«Jérôme Bourreau-Guggenheim est profondément choqué par l’atteinte qui a été portée à ses libertés fondamentales», souligne l’avocat dans un communiqué. Selon lui, les motivations qui ont poussé la chaîne à se séparer de son client ne sont pas fondées.
Prud'hommes
Dans un communiqué diffusé jeudi, TF1 avait estimé que les prises de position de son salarié étaient «contraires aux déclarations officielles du groupe, notoirement en faveur de cette loi» sur la protection des droits sur Internet et sont «incompatibles avec ses responsabilités au sein d'e-TF1, filiale du groupe en charge, également, de la lutte contre le piratage». «Ces reproches sont infondés et ne figurent pas dans la motivation de la lettre de licenciement, rétorque Me Noirot. En outre, Jérôme Bourreau-Guggenheim n’a jamais eu connaissance d’une quelconque prise de position officielle de TF1 au soutien du projet de loi Hadopi.»
Selon Me Noirot, le salarié licencié a d'ores et déjà engagé une action devant les prud'hommes «et fera bien entendu valoir ses droits devant les juridictions compétentes».
Sa. C.
«Albanel, démission!»
L'affaire de Jérôme Bourreau a donné lieu à une nouvelle passe d'armes mardi à l'Assemblée nationale, lors du vote de la loi Hadopi. L'opposition a scandé «démission, démission» à l'adresse de la ministre de la Culture, Christine Albanel.