Vous parcourez en six volets cinquante ans de fiction française. Comment avez-vous procédé ?
Il a fallu des centaines d'heures de visionnage pour choisir parmi quelque 10 000 oeuvres. On s'est concentré sur les séries, à part un ou deux unitaires, comme le Dom Juan de Marcel Bluwal, un chef-d'oeuvre. Le principe : lier extraits, interviews et séquences d'actu de l'époque pour saisir le contexte.
Quel est l'objectif de cette série ?
C'est d'abord le plus beau casting de l'histoire de la télé. Voir Cécile Aubry parler de « Belle et Sébastien », ou Jean-Claude Drouot de « Thierry La Fronde », c'est jouissif. Mais c'est aussi l'histoire des Français. Un genre qui a structuré notre société. Pour un public plus jeune, c'est important de revoir ces images.
Quid de la fiction actuelle ?
Pour les polars, il y a eu beaucoup d'évolution. On est passé des intrigues à énigme aux feuilletons trash centrés sur des policiers, avec l'arrivée de nombreux flics comme scénaristes. En ce moment, avec des fictions historiques comme « Ce jour-là tout a changé » ou « Nicolas Le Floch », France 2 retrouve un peu les années 1960-1970 avec costumes et décors magnifiques. Par ailleurs, les séries américaines, comme « 24 H » ou « Dr House » ont réussi à faire revivre l'engouement provoqué autrefois par « Belphégor ». ■Recueilli par A. C.