Silence. On se tait et on se recueille. C'est un tournant dans l'histoire des unes de la presse hebdomadaire, et c'est dans L'Obs que ça se passe. Pour la première fois depuis, disons vingt ans, le banquier reprend au pied levé le rôle du vilain, longtemps tenu avec un grand professionnalisme par le fonctionnaire : « Ce qu'ils gagnent vraiment » ; « Ce qu'ils font de l'argent de l'Etat ». Bon, le dossier nous apprend qu'en France, la banque est plus vertueuse qu'ailleurs et que « les vrais maîtres de l'univers » ne sont même pas les banquiers d'affaires, mais les « hedge funders », patrons des fonds spéculatifs. ■