TELEVISION – La pilule a du mal à passer auprès des sénateurs: ils ont examiné ce jeudi un article sur la disparition de la pub, qui a déjà un peu déjà disparue des antennes de France Télévisions. Une aberration, jugent les uns. Un cas d’école pour les autres...
«Cette affaire est un cas d’école qui restera dans les annales». David Assouline, sénateur socialiste, ironise sur le fait que le
Sénat a examiné, ce jeudi 15 janvier, la
suppression de la publicité de France Télévisions dix jours après que... cette suppression est déjà en vigueur sur les antennes», depuis le 5 janvier à 20h.
Pour Ivan Renar, sénateur du groupe communiste, «la méthode retenue pour la suppression de la publicité est humiliante pour le Sénat». «C’est de la délinquance gouvernementale», condamne à son tour
Jack Ralite, également communiste: «Le débat que nous entamons est totalement hypocrite et témoigne des méthodes antidémocratiques du gouvernement sur ce projet de loi.»
RFO exceptée
Certains sénateurs de l’opposition se sont même demandé si cela valait le coup de garder dans le projet de loi cet article 18, «mort dans l’œuf». Las, le Sénat a fini par ratifier la disparition de la publicité dans l'audiovisuel public, à 20h dès à présent, puis complètement en 2011, après le passage de la télévision au tout numérique.
Néanmoins, le Sénat a refusé que cette mesure s'applique à
RFO, en votant deux amendements identiques, proposés par le PCF et le PS. Façon de défier le gouvernement, roulant tambour battant pour faire appliquer cette réforme d’«urgence». Mise en garde? Même du côté de l’UMP, Michel Thiollière a soutenu ces amendements. Sans surprise, Christine Albanel, la ministre de la Culture et la Communication, leur a donné un avis défavorable.
AA