Les petites phrases de la réforme de l'audiovisuel public

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Publié le 17 décembre 2008.

TELEVISION - Florilège...

80 heures de débat, environ 900 amendements déposés et une cinquantaine de suspensions de séance. La réforme de l’audiovisuel public a été très animée à l’Assemblée nationale, théâtre depuis trois semaines d’une passe d’armes entre gouvernement et opposition. Et de tacles langagiers bien envoyés. Florilège.

«La gauche lit des bouquins de Montesquieu au micro. Forcément, cela avance moins vite»
Jean-François Copé, le patron des députés UMP, fustigeant l’obstruction parlementaire orchestrée par la gauche.

«Vous commencez à nous gaver avec votre coproduction législative. J'en ai assez de vos tartufferies»
Le député PS Patrick Bloche à Jean-François Copé

«On se battra jusqu’au bout, comme des chiens»
Noël Mamère, député verts.

«Je reconnais là le sens de la mesure de Noël Mamère»

Christine Albanel, la ministre de la Culture

«Nous avons fait le choix de l'ambition contre celui de l'obstruction, le choix de l’opposition»
Christine Albanel, l’une des rares fois où elle est sortie de ses gonds.
 
«Au moins, avec le nouveau système, jamais un président de la République n'oserait nommer le coauteur d'un livre rédigé par sa femme»
Alain Minc sur France 5, en faisant allusion au livre d'entretiens de Bernardette Chirac signé par Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions.
 
«Ce n'est pas un retour à l'ORTF auquel vous nous conviez, mais à la création de l'Office de radio-télévision sarkozienne, ORTS»
Marcel Rogemont, député PS.

«Vous escamotez le Parlement, vous humiliez le Sénat»
Noël Mamère, faisant allusion à l'examen le 7 janvier par les sénateurs alors que la suppression de la publicité aura lieu dès le 5 janvier sur les écrans de France Télévisions.
 
«On nous annonce une crise dure, sévère pendant deux ans et que fait le gouvernement? Il met 450 millions d'euros dans cette grande cause nationale qu'est la suppression de la publicité! On a voté tous les textes de cette législature pour le moment, mais là on décroche»
Jean Dionis du Séjour, député Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP).
 
«On ouvre le tiroir-caisse de TF1, on sonne le tocsin pour France Télévisions»
Jean-Marc Ayrault, député PS.
 
«Une fois que la loi sera votée, il faudra avoir une réflexion d’ensemble sur l’audiovisuel et le CSA»
Christian Kert, le rapporteur de la loi cité dans Le Parisien, à qui l’on a reproché de faire voter la loi avant de réfléchir.

«Vous dites que le président de la République s’est levé un matin avec l’idée soudaine de supprimer la publicité de France Télévisions. Vous reprochez donc au Président de se lever plus tôt que vous…»
Christian Kert, qui renvoie l’opposition dans les cordes.

«Je ne veux pas mettre la télévision à ma botte»
Nicolas Sarkozy

«Monsieur Lefebvre, vous voulez vous occuper de tout: nous empêcher de parler et annoncer des plans sociaux. Mais laissez-moi parler, je ne suis pas encore licencié, moi!»
Le député Jean-Marie Le Guen (PS),  répondant à Frédéric Lefebvre (UMP), qui avait annoncé un «plan de départs» à France Télévisions.
AA
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