MEDIAS - Le président de France Télévisions recevra en tout cas une demande du ministère de la Culture...
Serait-ce l'épilogue de ce feuilleton à rebondissement? Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, doit recevoir lundi un courrier de la ministre de la Culture Christine Albanel lui demandant de décréter lui-même la suppression partielle de la publicité
adoptée vendredi par les députés.
Alors qu'il apparaît
évident depuis plusieurs jours que la loi ne pourra être prête pour le 5 janvier 2009, date prévue de la fin de la publicité sur les chaînes de France Télévisions, il restait deux scénarios possibles pour le ministère de la Culture afin de rester dans les temps.
Décret ou décision de Carolis?
Le premier, indique-t-on au ministère de la Culture, est «de passer par un décret modifiant le cahier des charges de France 2, France 3, France 4, France 5» dans lequel serait inscrit l'arrêt de la publicité entre 20h et 6h du matin.
L'autre solution, celle qui a été choisie, est que le président de France Télévisions, «suite à un courrier de son actionnaire (l'Etat, ndlr) décide en tant que président d'entreprise publique d'arrêter la pub entre 20h et 6h du matin, de sa propre initiative, dans l'attente que la loi soit définitivement promulguée».
«
On va demander à Patrick de Carolis de prendre cette décision, à la demande du gouvernement»
, en attendant que la loi soit définitivement promulguée, a déclaré Christine Albanel, la ministre de la Culture, sur France Inter lundi matin.
Le chèque de Woerth prêt?
Le cabinet d'Albanel a souligné que «cette décision n'a pas de conséquence négative pour l'entreprise», puisque les 450 millions d'euros destinés à compenser la fin de la pub sont assurés, car inscrits dans la loi de finances. «Le 2 janvier au matin, Eric Woerth (le ministre du Budget) peut faire un chèque de 450 millions d'euros au président de France Télévisions», a-t-on ajouté.
Si cette compensation n'avait pas été inscrite, Patrick de Carolis «n'aurait pas pu faire lui-même un tel décret car on aurait pu considérer qu'il prenait un risque financier pour son entreprise».
V.G. (avec agence)