New Yoooork, ton univers impitoyâââble. C'est une famille qui fait prospérer ses affaires et ses vices, dont le nom termine en « ing », ce qui rime avec brushing. Mais si le « Dallas » des Ewing était un soap mousseux, barbotant dans les clichés, « Dirty Sexy Money », diffusé ce soir sur Canal+, fait couler le chaud, le glaçant, le suspense et l'humour noir.
Chez les Darling, l'argent est sale et désirable. Le frère aîné est un Kennedy dont la Marilyn serait transsexuelle, la grande fille une sérial-divorceuse, le reste de la fratrie se répartit entre un pasteur enquillant les péchés capitaux, une Paris Hilton en plus niaise et plus tendre, une jeune éponge à vodka... Surplombant la tribu, Peter Krause (vu dans « Six Feet Under »), le héros, est l'homme de confiance du clan, qui enquête sur la mort mystérieuse de son père.
« C'est un soap, mais pas du tout premier degré, note Sandra Ouaiss, chargée des acquisitions à Canal+. Et, avec l'intrigue autour de la mort du père, on frôle la série policière. Le mélange des genres, particulièrement prisé aux Etats-Unis, est ici très réussi. » Réduite à dix épisodes en raison de la grève des scénaristes, la série a été renouvelée pour une deuxième saison. Saison que son créateur, Craig Wright, a voulue encore plus « extravagante et pleine de satire ». Brillant, grinçant et décadent, « Dirty Sexy Money » plaît par ses airs mal élevés. .