Frédéric Lopez
Présentateur de « Panique dans l'oreillette », le samedi à 18 h 50 sur France 2.
Quel est votre sentiment après ces premières émissions ?
Je suis super-heureux qu'elles existent. Ce concept, je le portais depuis sept ans. Tout le monde me parle des audiences, très bonnes pour la première, puis qui ont baissé pour la seconde. Ce que je retiens, ce sont les retours hyperpositifs sur le concept. J'ai déjà été contacté par un distributeur anglais, RDF, pour vendre la licence. C'est génial.
Le résultat ressemble à ce que vous imaginiez ?
Allez, j'aurais bien aimé être en seconde partie de soirée pour être plus dans la confidence, assumer mon côté Mireille Dumas caché (rires). Dans cette case, il y a plus de show. Mais une partie de moi aime le spectacle. Tout me plaît : le plateau, les lumières, le fait de passer du chaud au froid, du rire aux larmes...
Comment faites-vous pour garder le secret autour de l'invité ?
Déjà, il y a une hyper-imperméabilité des complices. On ne dit à aucun d'entre eux quels sont les autres. Ensuite, on demande à l'invité de nous écrire un mot qu'on leur faxe : « Ne croyez pas me rendre service en me disant que vous participez, vous gâcheriez mon anniversaire surprise. » Surtout, les invités ne peuvent pas tenir 52 minutes en jouant la comédie. Ce serait gâcher le spectacle et ils le savent.
Florence Foresti, Charlotte de Turckheim... ont le sens du spectacle et de l'humour. Le concept peut-il fonctionner avec d'autres personnalités ?
L'humour est, pour moi, une forme supérieure d'intelligence, alors j'ai d'abord invité des humoristes. Mais si j'invite Emmanuelle Béart, on fera aussi une super-émission. Ce que j'aime, c'est que le dispositif révèle la personne. J'ai adoré l'état dans lequel était Florence Foresti. Elle était quasi hystérique et elle en a dit plus sur elle-même qu'elle ne l'avait jamais fait.
Le magazine TV Grandes Chaînes vous a interviewé façon « Panique à l'oreillette »...
C'était incroyable. J'étais très ému avec, en même temps, l'impression d'assister à mon enterrement. Une existence, au fond, ce sont des gens que l'on a croisés, les liens que l'on crée. Je pense que je vais avoir droit souvent à ce type d'interview. J'espère juste qu'on ne sortira pas la vidéo de l'armée où j'imite Bernard Pivot, avec mon treillis...