Christine Albanel fait le point sur la réforme de France Télévisions

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Publié le 15 septembre 2008.

TELEVISION - Il y a eu un débat houleux à la Fête de l'Humanité...

La tension continue de monter autour de France Télévisions et sa réforme. Samedi à la Fête de l'Humanité a eu lieu un débat, houleux, sur l’avenir de l’audiovisuel public en présence de la ministre de la Culture et la Communication, Christine Albanel, souvent sifflée. Qu’a-t-elle dit? Rien de nouveau sur le dossier mais un résumé bienvenu à quelques semaines du passage du projet de loi sur cette réforme devant le Conseil d’Etat.

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Les mandats des dirigeants
«La logique, c'est que l'équipe actuelle termine son mandat (en 2010, date officielle de fin de contrat de Patrick de Carolis, le président actuel de France Télévisions, ndlr). Je ne vois pas de raison de remettre en question cela, a-t-elle déclaré, infirmant une nouvelle fois les rumeurs de départ immédiat de Carolis après ses divergences avec Nicolas Sarkozy.
Et après? Après, c’est-à-dire en 2010, «tout est ouvert, y compris pour un renouvellement», a répondu Albanel.
 
Les dates
Le projet de loi de réforme de l'audiovisuel public, qui prévoit la suppression de la publicité sur France Télévisions, sera examiné à partir du 18 novembre à l'Assemblée, «pour une entrée en application dès le 1er janvier 2009», a précisé Albanel.
 
France Télévisions et le gouvernement
Pour Albanel, l’idée de privatiser France Télévisions est un «fantasme»: «Il n'y a pas de télé d'Etat». Une sentence qui rappelle les dires de Nonce Paolini, le patron de TF1, obligé lui aussi de stipuler que Nicolas Sarkozy n’est pas au service de la direction humaine de sa chaîne.
 
La compensation des revenus publicitaires
Rappelons-le: l’axe fort de cette réforme est la suppression de la publicité des chaînes de France Télévisions. Une source de revenus majeure jusqu’alors. Pour compenser cette perte (évaluée à plus d’un milliard d’euros), deux taxes sont prévues: l'une de 0,9% sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à Internet, et l'autre de 3% sur les recettes publicitaires des chaînes privées comme M6 et TF1.

Si l’on a cru un temps que Bruxelles s’y opposerait, la menace semble aujourd’hui écartée depuis que la commissaire européenne à la Concurrence et aux Télécoms Viviane Reding l’a assuré la semaine dernière. Ce dont Christine Albanel s’est félicitée: Viviane Reding a «bien dit clairement qu'il n'y avait pas d'opposition de Bruxelles au système de taxes que nous allons mettre en place».
 
La question de la redevance
Jean-François Copé, qui dirigeait la commission chargée de plancher sur le futur de France Télévisions, avait proposé une hausse de la redevance. Nicolas Sarkozy n’en a pas voulu. Quant à Christine Albanel, elle parle de «redevance indexée» sur le niveau de vie. «On ne veut pas d'augmentation de la redevance, mais nous ne voulons pas qu'elle baisse, surenchérit la ministre. C'est difficile, comme cela a été demandé dans le débat, de doubler la redevance. Je ne sais pas si les Français seraient prêts à payer 200 euros comme en Allemagne ou en Angleterre».
 
Et vous, qu’attendez-vous de cette réforme?
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