MEDIAS - La commission Copé n'a pas tranché sur les questions sensibles...
La commission Copé a présenté ce mercredi ses propositions pour le financement de la télévision publique sans publicité, en évitant de trancher sur les questions sensibles.
Son président, Jean-François Copé, a présenté trois scénarios qui constituent un catalogue des mesures susceptibles de générer des ressources supplémentaires pour France Télévisions. Un premier scénario tourne autour de l'augmentation de la redevance, l'autre est centré sur la taxation des opérateurs Internet et le troisième sur la taxation des produits électroniques grand public (récepteurs de télévision notamment).
Une augmentation de 2,32 euros
Selon le président du groupe UMP à l'Assemblée, ces trois scénarios ne sont «ni définitifs», «ni exclusifs» les uns des autres. «Il y a derrière ces scénarios des philosophies différentes», a-t-il reconnu.
«Les Echos» avaient indiqué ce mercredi matin que la Commission
allait recommander une augmentation de 14 euros. Une information aussitôt démentie par Jean-François Copé. Ce dernier a convenu qu'une seule mesure faisait l'unanimité de la commission, l'indexation du montant de la redevance sur la hausse du coût de la vie, ce qui, pour une inflation de 2%, reviendrait à une augmentation de 2,32 euros de la redevance par foyer.
«Angoisse du personnel»
Sur le reste, les parlementaires de gauche au sein de la commission ont pris leur distance. Le sénateur communiste Jack Ralite a indiqué partager l'«angoisse» du personnel de France Télévisions sur la faisabilité des mesures proposées. Selon le député socialiste Patrick Bloche, les parlementaires socialistes de la commission ne sont «pas convaincus que la suppression des ressources publicitaires soit la meilleure garantie du financement de l'audiovisuel public».
La publicité serait supprimée sur les chaînes de France Télévisions en deux étapes,
d'abord seulement après 20h à partir du 1er septembre 2009, puis en totalité à partir de 2012.
Budget Jean-François Copé, a évalué à 450 millions d'euros après le 1er septembre 2009, puis à 650 millions d'euros après le 1er janvier 2012, l'incidence budgétaire pour France Télévisions d'une suppression de la publicité, sachant que 150 millions d'euros de recettes publicitaires seront conservées, grâce au maintien de la publicité sur RFO et sur les sites Internet de France Télévisions et grâce aux parrainages.