Thierry Gilardi, le 9 janvier 2004, sur le plateau de Téléfoot.
Thierry Gilardi, le 9 janvier 2004, sur le plateau de Téléfoot. - AFP PHOTO JEAN-PIERRE MULLER

Avec agence

Le monde médiatico-sportif réagit à la mort du journaliste Thierry Gilardi.


Michel Platini, président de l'UEFA, ancien capitaine de l’équipe de France: «Il y a des voix et des gens qui ont marqué le sport, comme Thierry Roland, Roger Couderc et Thierry Gilardi. Il a fait beaucoup pour la promotion du sport et il a contribué à populariser un peu plus ce sport qu'est le football.»

Bixente Lizarazu, consultant RTL, champion du monde 98: «C'est un choc, qui nous remet à notre condition de 'pas grand-chose'. Que dire? (...) pour moi c'était un grand professionnel, c'était en effet la voix du foot et il est devenu la voix du rugby. Le genre de journaliste qu'on aime cotoyer, qu'on aime entendre commenter, qui avait du respect pour les joueurs, qui aimait les sports qu'il commentait. Evidemment je pense à sa famille, c'est vrai que c'est choquant de se dire que quelqu'un qui est dans la force de l'age nous quitte comme ça. C'était quelqu'un de passionné qui a fait du bien à notre sport.»

Robert Namias, directeur de l'information de TF1 (sur RTL): «Ce que je retiens de Thierry, c'est d'abord une incroyable gentillesse, une générosité. Il était toujours partant. Travailleur, mais il donnait l'impression que ce n'était que du plaisir. C'était quelqu'un qui allait vers les autres en permanence. Quand il commentait un match, il le commentait pour parler aux autres, et finalement, il a commenté des matches où il y avait 15 ou 18 millions de Français qui l'écoutaient, eh bien il allait vers ces 15 ou 18 millions de Français. Gilardi, c'était quelqu'un qui ouvrait ses bras en permanence.»

Jean-Claude Dassier, directeur général de LCI (sur RTL): «C'est terrible. 49 ans, on a tous du mal à se remettre d'une nouvelle aussi brutale. C'était un travailleur, il travaillait trop à la limite, c'était de très loin le meilleur commentateur de football. Un boulimique de travail, j'espère que ce n'est pas ça qui l'a tué, mais je me le demande tout de même. C'était un grand professionnel, très angoissé, toujours d'une grande méticulosité. En sport, il savait tout. Il avait un talent extraordinaire.»

Michel Denisot, ancien directeur des sports de Canal+ (sur RTL): «On est tous dans le même état ce soir (mardi). Thierry, c'est quelqu'un qui avait un appétit de vie, un appétit professionnel jamais rassasié. Il avait toujours beaucoup d'exigences. Il avait un côté insatisafait et c'était uniquement pour faire avancer notre travail, le traitement journalistique à la télévision. Il représentait beaucoup pour nous tous. Il s'emportait beaucoup, mais uniquement pour faire avancer les choses. Il était à la fois joueur et entraîneur.»

Alexandre Bompard
, directeur des sports de Canal +: «Thierry Gilardi a marqué pendant dix-huit ans l'histoire de Canal+. Il transmettait toute sa passion pour le sport avec sa voix, inimitable et chaleureuse. Il était avant tout un journaliste, extrêmement curieux, qui aimait raconter des histoires. Il faisait partie de cette équipe de pionniers au service des sports de Canal, très perfectionniste, cherchant en permanence à s'améliorer.»

Thierry Roland, commentateur sportif sur M6 (sur LCI): «Thierry, je le connaissais depuis plus de 30 ans. Je l'avais connu à ses débuts à France Inter. C'était un garçon très attachant, toujours souriant, la joie de vivre personnifiée. Je crois que c'est l'image qu'il faut garder de lui, l'image d'un grand sourire, d'un grand éclat de rire. C'était un mec en or, vraiment. Je ne pense pas qu'il y aura quelqu'un pour dire le contraire. 49 ans, c'est tellement jeune.»

Bertrand Delanoë, maire de Paris: «J'apprends avec une immense émotion le décès brutal de Thierry Gilardi, brillant journaliste, amoureux du sport dont il a servi la cause et les valeurs. Il laissera la trace d'un homme de passion et de fidélité. Dans ce moment si triste, je veux assurer sa famille et ses proches de toute ma solidarité et de mon affection.»

Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP): «Je suis bouleversé. C'était un très grand professionnel et un être humain d'une très grande qualité et intégrité. C'était devenu un ami. Tous ceux qui aiment le football sont aujourd'hui en deuil et s'inclinent devant sa famille et ses amis.»

Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports, ancien sélectionneur de l'équipe de France de rugby (sur LCI): «C'était un homme extraordinaire. C'était la voix du foot et la voix du rugby, un journaliste et un homme extraordinaire, qui avait beaucoup d'humilité. C'est en sa qualité de vice-président du Stade Français que je l'ai connu. C'est une nouvelle terrible pour le sport en général. Je retiendrai surtout que c'était un homme extraordinaire. Un homme généreux, gentil, qui avait une très forte humanité et quelqu'un de passionnant.»

Pascal Praud, directeur général du FC Nantes, ancien journaliste sportif sur TF1 (sur LCI): «Thierry était un journaliste passionné, chaleureux. Il était le leader de sa génération. Il connaissait parfaitement le foot et le sport en général. Il était un bon camarade avec qui on avait plaisir à travailler et qui transmettait son savoir, un perfectionniste avec le sens du travail bien fait.»

Max Guazzini (président du Stade Français rugby): «Thierry Gilardi nous avait rejoints il y a 7 ou 8 ans. Il était notre vice-président. C'était quelqu'un de bien, passionné, profondément droit et gentil. Il avait des convictions et un savoir-faire. Il assistait à tous nos matches et, parfois, il représentait le club en déplacement. Je discutais souvent avec lui sur les questions de recrutement, car il avait un avis pertinent. C'était une figure du monde du sport.»

Eugène Saccomano (journaliste sportif sur RTL et sur LCI au micro de RTL): «C'est terrible pour nous, c'est un ami de longue date. (...) c'était un type chouette Thierry. Ca m'a bouleversé quand j'ai appris cela. (...) On s'était rapproché récemment puisqu'il avait accepté de venir refaire le match avec nous (Emission de LCI et RTL). Il avait tout pour lui Thierry, c'était un type formidable professionnellement et humainement. On dit toujours cela de ceux qui s'en vont, mais là c'était vrai. Je ne l'ai jamais entendu "tailler" un confrère et il était surtout toujours souriant. Il avait un rire et un sourire souvent éblouissants.»


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Jean-Pierre Escalettes (Président de la Fédération française de football): «Je tiens tout particulièrement, au nom de la Fédération française de football ainsi que celui de toute la famille du football français, à exprimer notre profonde tristesse suite à la disparition de Thierry Gilardi. Le monde du sport français et celui des médias viennent de perdre, cet après-midi, une personnalité qui, aux yeux de tous, incarnait la passion et le professionnalisme. En mon nom et celui de la FFF, je transmets mes plus sincères condoléances à sa famille et ses amis.»

Gérard Houllier (Directeur technique national): «C'est non seulement en tant que Directeur technique national, mais surtout en tant qu'ami que je tiens à exprimer ma très grande tristesse suite à la disparition de Thierry (Gilardi, ndlr). A travers ce moment douloureux, toutes mes pensées et tout mon soutien vont à son épouse et à ses enfants. Thierry restera dans nos coeurs un homme de passion, de joie de vivre et de grande compétence.»

Arsène Wenger, Jean-Alain Boumsong et Jérôme Rothen


Disparition : Thierry Gilardi: "quelqu'un de bien qui s'en va" sélectionné dans Sports et Foot