«Causette» cherche un repreneur pour ne pas disparaître

ECONOMIE Le mensuel féminin et féministe emploie une vingtaine de journalistes et de nombreux pigistes…

20 Minutes avec AFP

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Une couverture du mensuel féminin «Causette».

Une couverture du mensuel féminin «Causette». — F.R.

Causette traverse une période difficile. Le mensuel féministe cherche un repreneur, a indiqué l’avocat des représentants du personnel, Thomas Hollande, mercredi.

Le tribunal de commerce décidera le 9 janvier de « la poursuite de l’activité et pour quelle durée dans la perspective de trouver un repreneur, a-t-il précisé. Un certain nombre de candidats repreneurs se sont déjà manifestés, quatre ou cinq personnes qui se sont identifiées. » Thomas Hollande a ainsi fait savoir que des salariés souhaitent présenter un projet de Scop (Société coopérative et participative).

« Il ne s’agit pas d’un dépôt de bilan »

« Il ne s’agit pas d’un dépôt de bilan mais d’une requête en résolution du plan [de redressement] en vue d’une liquidation judiciaire sans cessation d’activité », déposée vendredi, a précisé le gérant du magazine, Grégory Lassus-Debat.

« Malgré ses succès, notre mensuel rencontre depuis plusieurs années des difficultés de gestion liées à un problème structurel de gouvernance et à des choix de développement déraisonnables », a dénoncé la rédaction dans un communiqué.

Ce dont s’indigne le gérant qui explique ces difficultés par une baisse « dramatique » des ventes (-12 % entre juillet 2016 et juin 2017 par rapport à l’exercice précédent).

Un numéro en janvier

L’appel aux dons lancé en octobre a permis de gagner quelques semaines, précisent les salariés et la direction. Le numéro de janvier, en cours de bouclage, sortira comme prévu.

Créé en 2009, Causette emploie 20 personnes et de nombreux pigistes. Il affiche l’ambition d’être « le seul magazine féminin de société, sans mode, ni régimes, ni beauté » et sélectionne ses annonceurs pour combattre les stéréotypes véhiculés par certains d’entre eux. Ses recettes proviennent quasi exclusivement des ventes par abonnement ou en kiosque. Celles-ci représentent 95 % de son chiffre d’affaires, contre 4 % seulement pour les publicités.