«L'Obs» condamné pour le licenciement «sans cause réelle et sérieuse» d'Aude Lancelin

JUSTICE L’ancienne directrice adjointe a gagné contre l’hebdomadaire aux prud’hommes…

V. J.

— 

Aude Lancelin,  directrice adjointe de la redaction de L'Obs de 2014 à 2016.

Aude Lancelin, directrice adjointe de la redaction de L'Obs de 2014 à 2016. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Son licenciement en mai 2016 avait grand bruit. Alors directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, Aude Lancelin est écartée de l’hebdomadaire, « une purge politique » selon elle. Une thèse réfutée par le directeur Matthieu Croissandeau, qui évoque « des raisons managériales, mais aucun motif politique ». La journaliste a demandé alors la nullité de son licenciement aux prud’hommes, et le verdict est tombé ce vendredi.

>> A lire aussi : Pour l'ancienne numéro 2 de «L'Obs», son éviction est une «purge politique»

Licenciement « sans cause réelle et sérieuse »

Selon L'Express, son avocat a défendu l’idée qu’Aude Lancelin « agaçait l’Elysée et que son licenciement a été décidé par des actionnaires de L’Obs en raison uniquement de ses opinions ». Il ajoute qu’on reprochait à la journaliste sa proximité avec les idées de Nuit Debout​, alors que la direction s’en tient à sa ligne et affirme que son statut de directrice adjointe, l’obligeait à soutenir le directeur de la rédaction et le plan de départs qu'il préparait.

>> «L'Obs»: La direction veut supprimer 40 postes, Rue89 en première ligne

Le conseil des prud’hommes de Paris a décidé que son licenciement n’était pas « nul », mais « sans cause réelle et sérieuse », et a condamné L’Obs à 90.000 euros, contre les 460.000 demandés par la journaliste.