Italie: Près de deux cents journalistes italiens vont bénéficier d'une protection policière

ITALIE Face aux risques qu’encourent les journalistes italiens, le ministère de l’Intérieur a décidé de prendre les devants…

20 minutes avec AFP

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Le journaliste italien Gianluigi Nuzzi lors d'une conférence de presse pour promouvoir son livre "Chemin de croix" ("Via crucis"), le 4 novembre 2015 à Rome

Le journaliste italien Gianluigi Nuzzi lors d'une conférence de presse pour promouvoir son livre "Chemin de croix" ("Via crucis"), le 4 novembre 2015 à Rome — ALBERTO PIZZOLI AFP

Mercredi 6 décembre, le ministère de l’Intérieur italien a annoncé plusieurs mesures visant à renforcer la sécurité des journalistes dans le pays. Près de 200 journalistes italiens bénéficient d’une protection policière, plus ou moins importante, a indiqué, hier, le ministère. « Il y a aujourd’hui 19 dispositifs importants de protection des journalistes », indique un communiqué officiel, « 167 mesures de vigilance ont été adoptées avec un niveau de sécurité plus léger » comme des rondes régulières dans leur quartier par exemple.

Les données ont été publiées à l’occasion de l’instauration d’un Centre de coordination du ministère de l’Intérieur concernant les actes d'intimidation envers les journalistes, en présence, entre autres, du ministre de l’Intérieur et du président de la Fédération nationale de la presse. Selon le communiqué, « 90 épisodes d’intimidation ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 octobre 2017, en diminution par rapport aux 114 cas de la même période en 2016 ».

Une attention portée sur les groupes extrémistes

« Une attention spécifique sera consacrée au phénomène émergent des menaces provenant de formations néonazies ou néofascistes ainsi qu’à celles provenant du crime organisé contre les journalistes qui par leur travail font la lumière sur la délinquance dans des zones du territoire particulièrement à risque », conclut le communiqué.

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L’Italie s’est émue début novembre après l'agression perpétrée par un mafieux, Roberto Spada, à l’encontre d’un journaliste qui l’interrogeait sur ses liens avec le représentant local du mouvement néofasciste Casapound, à Ostie, sur le littoral romain. Interrogé sur cette relation, Roberto Spada avait à l’improviste assené un violent coup de tête au journaliste, lui fracturant le nez, avant de le poursuivre à coups de matraque