«Valeurs actuelles»: Une enquête ouverte après le détournement de plusieurs millions d'euros

JUSTICE Le groupe Valmonde a déposé plainte le 9 octobre auprès du parquet pour abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits...

L.B. avec AFP

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Illustration de «Valeurs actuelles»

Illustration de «Valeurs actuelles» — A. Gelebart / 20 MINUTES/SIPA

L’éditeur de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles se dit victime d’un détournement « de plusieurs millions d’euros » via un système de surfacturation. Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête après la plainte du groupe Valmonde, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Une plainte déposée le 9 octobre

Valmonde, propriété de l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa, avait déposé plainte le 9 octobre auprès du parquet pour abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits. Selon une source proche de la direction, le groupe a été « victime d’un système de détournement de fonds qui perdurait depuis 2002 ».

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Ce système de surfacturation aurait profité à une personne extérieure au journal et à un responsable du groupe, qui a été mis à pied à titre conservatoire et contre lequel une procédure de licenciement pour faute lourde a été engagée, selon cette source.

Des services « facturés jusqu’à 300 % de leur coût normal »

Les soupçons d’escroquerie ont commencé à émerger en mars 2016. Alors que la direction souhaitait renégocier des contrats avec ses fournisseurs, elle a découvert des services « facturés jusqu’à 300 % de leur coût normal », a rapporté cette source.

Mais la direction du groupe n’a pu réunir des preuves qu’en septembre dernier, avec l’aide d’une autre entreprise escroquée, dont le nom n’a pas été précisé. Le système était « invisible pour les commissaires aux comptes et passait par des sociétés écrans », a-t-elle indiqué.