Adieu chocolat, bonbecs, céréales au miel et au gras... Et adieu l'équilibre, sinon alimentaire, du moins budgétaire. La suppression de la publicité sur certains aliments autour des programmes jeunesse, annoncée le 4 février par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, mettrait les chaînes pour enfants au régime sec. C'est la conclusion d'une étude de l'institut Yacast, dont 20 Minutes a eu l'exclusivité. Leur taux de dépendance publicitaire envers le secteur concerné oscillerait en effet de 15,8 % à 48,5 % ! « Si elles perdent ces budgets, on peut être très inquiets pour elles », note François Liénard, de Yacast. Toutes chaînes pour mouflets confondues, la pub alimentaire atteint 27 millions d'euros de chiffre d'affaires. Chez Gulli, « nous sommes préoccupés, explique Emmanuelle Guilbart, PDG du pôle jeunesse de Lagardère Active. On risque de couper les ailes à des chaînes en plein développement. Pourquoi ne pas plutôt nous utiliser pour envoyer des messages de prévention ? » A quand le dessin animé Bob, l'éponge qui aimait l'eau minérale, et l'émission « Mollo sur le Nutella » ?