Pour la première interview de la première dame de France, L'Express orchestre une promo de première autour de son exclusivité. Carla Bruni-Sarkozy - qui a choisi pour l'occasion ce double patronyme - s'y livre à son ami de six ans Christophe Barbier, directeur de la rédaction. Le contrôle exceptionnel qu'elle a pu exercer sur l'entretien ne l'a pas préservée d'une belle gaffe.
· Contrôle La semaine dernière, intervieweur et interviewée se sont vus tous les jours. « Cinq heures, plus des textos et des coups de fil pour nuancer », précise Christophe Barbier. Pour lui, « cette minutie s'accepte pour une première interview mondiale. Je suis peut-être trop dans l'empathie, mais la proximité était nécessaire pour obtenir l'interview. » Carla Bruni lui a juré que son président d'époux n'avait pas demandé de droit de regard.
· Gaffe Et la bourde survint : « Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ? », lâche Carla à propos du site du Nouvel Observateur (attaqué au pénal par Nicolas Sarkozy pour avoir publié un texto du Président à Cécilia Sarkozy). Son interlocuteur ne relève pas l'excès - « ce n'est pas mon rôle ». Mais dès mardi soir, Jean-Michel Aphatie s'émeut des mots malheureux sur Canal+. Devant sa télé, Carla s'inquiète, et envoie tout de suite des excuses écrites à L'Obs pour publication sur lexpress.fr. Christophe Barbier s'exécute à minuit quinze.
· Buzz Communiqué de presse, « making-of » vidéo sur le site, la promo a été en grande partie assurée par Christophe Barbier, qui a couru les télés (« Grand Journal » et « Edition spéciale » de Canal+, Fogiel sur M6, plateaux sur LCI, Direct 8 et France 2, interview dans son bureau pour « C dans l'air » sur France 5). L'Express, qui a aussi avancé sa date de parution à hier au lieu d'aujourd'hui, devrait se vendre comme des petits pains : au moins 100 000 exemplaires en kiosque, contre 82 000 en moyenne.
Sur www.20minutes.fr
Les extraits de l'interview