Le directeur du Monde, Eric Fottorino, qui a démissionné du directoire du groupe, a rejeté jeudi la responsabilité de la crise sur le président de la Société des rédacteurs (SRM, actionnaire de référence), dans une déclaration sur France Inter, et l'a accusé de jouer les "pompiers-pyromanes".
Le directeur du Monde, Eric Fottorino, qui a démissionné du directoire du groupe, a rejeté jeudi la responsabilité de la crise sur le président de la Société des rédacteurs (SRM, actionnaire de référence), dans une déclaration sur France Inter, et l'a accusé de jouer les "pompiers-pyromanes". - Jean Ayissi AFP/Archives

Eric Fottorino devrait être, sauf coup de théâtre, le nouveau président du groupe «Le Monde». Après des semaines de tempête, le directeur du quotidien a finalement obtenu le soutien (à 73%) de la Société des Rédacteurs du Monde, actionnaire de référence du groupe, et, surprise, celui d’Alain Minc et des actionnaires externes, ceux-là mêmes qui avaient retoqué sa candidature, le 14 janvier dernier, faute de compétences gestionnaires suffisantes.

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Pour pallier ce manque, Eric Fottorino, 47 an, a assuré avoir des candidats pour assurer le rôle de «gestionnaire de premier plan» mais qu’il annoncera le nom de l’élu au dernier moment, juste avant le conseil de surveillance qui se tiendra vendredi. Parmi les noms cités, Jacques Guérin (ancien directeur général du groupe Amaury) et David Guiraud (directeur général du groupe Les Echos, qui a quitté ses fonctions mercredi).

L’argument qui fait tourner les coeurs
Dans son discours de «campagne», Eric Fottorino a promis que les fermetures, cessions ou plan social «trop dur» ne seraient «pas son choix», malgré les 150 millions d’euros d’endettement pour le groupe et 5 millions d’euros de perte pour le seul quotidien en 2007.