Affaire Penelope Fillon: «Le Canard enchaîné» en rupture de stock dans de nombreux kiosques

MEDIAS L’hebdomadaire a livré 391.000 exemplaires de son dernier numéro aux marchands de journaux, soit presque 100.000 de plus que la moyenne de ses ventes…

20 Minutes avec AFP

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L'édition du «Canard enchaîné» du 1er février 2017 contient de nombreuses révélations sur l'affaire Penelope Fillon.

L'édition du «Canard enchaîné» du 1er février 2017 contient de nombreuses révélations sur l'affaire Penelope Fillon. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Si vous avez tenté de mettre la main sur le dernier numéro du Canard enchaîné, vous êtes peut-être reparti bredouille de chez votre marchand de journaux. Vous n’êtes pas le seul à qui cette mésaventure est arrivée puisque de nombreux kiosques étaient en rupture de stock mercredi dès la mi-journée.

Pourtant, l’hebdomadaire, qui publiait cette semaine de nouvelles révélations sur l’affaire Penelope Fillon, avait anticipé la hausse de la demande : il avait livré 391.000 exemplaires aux détaillants de presse en France continentale, soit 91.000 de plus que ses ventes moyennes en 2015, en plus des 74.000 adressés à ses abonnés.

Le Canard enchaîné n’envisage pas de nouvelle réimpression pour un réassort des points de vente et, comme à son habitude, n’a publié aucun article en ligne. S’il s’avérait que tous les exemplaires livrés sont vendus, la barre des 500.000 copies écoulées serait dépassée (ce chiffre prend aussi en compte les journaux distribués en Corse, Outre-mer et via les compagnies aériennes).

« Internet nous bouffe une partie de nos ventes »

Cela constituerait l’une des meilleures ventes de l’hebdomadaire depuis sa création, il y a 101 ans, mais cela resterait encore loin des records enregistrés en mai 1981 pour l’affaire Papon. Un million d’exemplaires avaient été vendus. En 1979, les scoops sur les diamants de Bokassa et la feuille d’impôts de Marcel Dassault, avaient quant à eux permis au journal de se vendre à respectivement à 800.000 et 900.000 copies.

« Les comparaisons sont difficiles, car ce n’était pas le même climat politique et Internet n’existait pas. Un succès pouvait durer quatre ou cinq numéros. Maintenant, un numéro pète les ventes, et après c’est fini car Internet nous bouffe une partie de nos ventes » puisque les sites reprennent les informations, a déclaré Nicolas Brimo, administrateur délégué du Canard enchaîné. Mais avec Internet on gagne en notoriété, surtout pour un journal qui ne fait aucune publicité ».