Les photos d'Emilie ne sont pas jugées hors la loi

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Publié le 11 décembre 2007.

« Déçue et en colère. » Corinne Tanay, la maman d'Emilie, fillette assassinée en 1994 dans l'affaire dite « de la Josacine empoisonnée », ne digère pas la décision du tribunal du Havre. Jeudi, il a débouté les époux Tanay qui voulaient assigner quatre personnes ayant cédé à la presse des photos d'Emilie en 1994. « Des clichés volés et revendus, de quel droit ? J'aurais voulu que ces gens soient punis, ne serait-ce pour l'exemple, pour que de telles choses ne puissent pas se reproduire », déplore Co­rinne Tanay. Rejetées aussi, les demandes d'indemnisation auprès des médias qui ont publié les photos (Paris Match, Le Figaro, Le Parisien... La liste en compte une dizaine). « Le plus significatif, c'est que ces titres savaient bien que ces photos n'étaient pas tout à fait légales, puisqu'ils n'ont jamais osé demander les autorisations de publier aux parents alors qu'il s'agissait d'une mineure », appuie Laurent de Caunes, avocat des Tanay. Eux se laissent jusqu'à la fin de la semaine pour décider ou non de faire appel. « Morte, ma fille a-t-elle perdu son droit à l'image ? » Pour le tribunal, c'est oui.

Raphaëlle Baillot - ©2007 20 minutes
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