L'hebdomadaire «Marianne» se déclare en cessation de paiement

PRESSE Le magazine devrait être placé en redressement judiciaire pendant six mois avec poursuite de l’activité…

Vincent Julé

— 

L'hebdomadaire «Marianne» se déclare en cessation de paiement

L'hebdomadaire «Marianne» se déclare en cessation de paiement — BEBERT BRUNO/SIPA

Marianne va mal. En difficultés financières, l’hebdo s’est déclaré en cessation de paiement et devrait être placé en redressement judiciaire pendant six mois avec poursuite de l’activité, le temps de redresser ses comptes. « Cette cessation de paiement a été décidée pour sauver Marianne et assurer son avenir, explique son PDG Yves de Chaisemartin. Le redressement judiciaire nous permettra de préserver notre trésorerie et d’investir, notamment pour développer le site. »

>> A lire aussi : Marianne dépose plainte après des «menaces de mort réitérées»

Des pertes dans les années 2012-2013

En 2015, Marianne, plutôt marqué à gauche, s’était vendu à 157.000 exemplaires en moyenne, en hausse de 0,64 %. Une progression rare dans la presse. Mais sur les neuf premiers mois de 2016, ses ventes ont chuté de 8,3 %, à 143.500 exemplaires en moyenne, surtout à cause d’une chute de 18 % de ses ventes en kiosque.

De quoi fragiliser le news magazine, qui n’a jamais retrouvé une solidité financière depuis les pertes des années 2012-2013, estimées à trois millions d’euros. L’équilibre était retrouvé en 2014, avec une nouvelle perte de 300.000 euros en 2015, suite à un contentieux, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 24,5 millions d’euros.

>> A lire aussi : Maurice Szafran démissionne de la présidence de l'hebdomadaire «Marianne»

Priorité au site Internet

L’arrivée de nouveaux investisseurs n’est pas exclue mais n’est pas la priorité pour 2017, avec la mise en ligne dans quelques semaines d’un nouveau site, qui comprendra une partie payante et une dimension participative. Sa fréquentation a fortement progressé ces derniers mois, à 4 millions de visiteurs uniques en novembre 2016, soit une hausse de plus d’un million en un an.

Mots-clés :