Un fait divers aussi glauque que cathodique agite tant l'Espagne que son gouvernement vient de convoquer les représentants des chaînes privées. En début de semaine dernière, Ricardo, un fiancé malheureux, a égorgé Svetlana, son ex-petite amie.
Quatre jours plus tôt, il avait été éconduit par elle à la télévision sur la chaîne Antena 3. L'émission « Le journal de Patricia » décline toute responsabilité. Et jure n'avoir pas su que Ricardo avait déjà été condamné pour « mauvais traitements » envers Svetlana. Le principe de ces émissions, où les invités anonymes ne savent pas sur qui ils vont tomber derrière le rideau, semble générateur de violence. En France, en 2004, Sylvie a été agressée sexuellement par un ex, humilié cinq jours plus tôt par son refus de renouer avec lui à l'antenne lors de l'émission similaire « Y'a que la vérité qui compte ».