Décès du journaliste Claude Imbert, fondateur du «Point»

DISPARITION Le journaliste et essayiste Claude Imbert, fondateur du «Point», est mort dans la nuit de mardi à mercredi, à l'âge de 87 ans, a annoncé l'hebdomadaire sur son site internet...

20 Minutes avec AFP

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Claude Imbert, le directeur du magazine Le Point à Paris, le 29 juin 2006.

Claude Imbert, le directeur du magazine Le Point à Paris, le 29 juin 2006. — IBO/SIPA

Un page de l’histoire du journalisme se tourne ; Claude Imbert, fondateur de l’hebdomadaire Le Point « est mort cette nuit à Paris », a annoncé ce mercredi l’hebdomadaire sur son site internet.

« Journaliste hors pair »

« La rédaction du Point (…) se souvient également de tout ce qu’elle doit à ce journaliste hors pair dont la bonne humeur et l’intelligence humaine et éditoriale nous manquent déjà ».

Le journaliste avait fondé Le Point en 1972 après avoir quitté L’Express pour cause de désaccord éditorial et après un bref passage à Paris Match.

Au Point, il a été successivement directeur de la rédaction puis directeur général, avant de laisser les rênes en 2000 à Franz-Olivier Giesbert. Il continuait de rédiger des éditos pour l’hebdomadaire.

« Il a porté sur les fonts baptismaux le journal et a défini des règles éditoriales qui, plus de 40 ans plus tard, restent d’une permanente modernité », souligne Le Point.

« Esprit libre » et fin gastronome

Cet « esprit libre, qui n’a jamais oublié de rester lyrique, voire provocateur », selon son successeur, Franz-Olivier Giesbert, était aussi un fin gastronome. Il a été président puis administrateur de Gault et Millau de novembre 1992 à mars 1997.

Amateur d’art africain et mélomane averti, Claude Imbert pratiquait le violon et collectionnait les autographes de compositeurs et chanteurs lyriques.

Ce mercredi, les deux candidats du second tour de la primaire de la droite lui ont rendu un vibrant hommage :

Tout comme d’autres personnalités :