Les nouvelles du front élyséen ne sont pas bonnes pour Patrick de Carolis. Car, si l'on en croit Le Figaro de vendredi, les négociations serrées du président de France Télévisions n'auront été qu'un coup de zappette dans l'eau. D'abord, l'Etat actionnaire ne lui accorderait pas d'augmentation de la redevance : très impopulaire, cette taxe pourrait rapporter davantage si elle était mieux contrôlée (en 2006, elle n'a représenté que 2,3 milliards d'euros au lieu des 2,4 escomptés). Autre coup dur, l'Etat refuserait tout net une nouvelle coupure pub dans les jeux et les divertissements. La question sera tranchée après-demain en Conseil des ministres. Ceci dit, un joli lot de 65 millions d'euros devrait consoler Patrick de Carolis et l'aider à boucler ses fins de mois : le gouvernement Fillon semble disposé à honorer la promesse de cette rallonge budgétaire conséquente.