La fiction française s'ouvre à l'international

1 contribution
Publié le 7 septembre 2007.

La créativité paie. Les chaînes de télé françaises ont mis le paquet sur la création originale dans leurs grilles de rentrée. Bingo ! De nombreux étrangers, notamment d'Europe de l'Ouest et centrale, sont justement venus au « Rendez-vous » de Biarritz pour garnir leur panier de feuilletons. L'an dernier déjà, la fiction française s'est exportée à hauteur de 28,9 millions d'euros, soit 20 % de plus en deux ans. Il faut dire que les Français bousculent depuis peu leurs plumes pour coller aux desiderata du marché international.

· Le format Exit le téléfilm unitaire de 90 minutes, sur lequel les Frenchies se sont longtemps obstinés : les étrangers veulent, et trouvent désormais, des packages d'épisodes de 26 ou 52 minutes. « Ça s'intercale plus facilement dans leurs grilles de programmes et la récurrence permet de fidéliser le public et de vendre des produits dérivés », expliquent plusieurs sociétés. Du coup, les mille épisodes de « Plus belle la vie » ont trouvé sept preneurs, dont les Finlandais, les Serbes et les Belges. Et les huit heures de « Chez Maupassant », disponibles en 2008 seulement, s'arrachent déjà sur catalogue.

· Le scénario « Les étrangers étaient restés bloqués sur la fiction française en costume, type « Marie-Antoinette ». Mais le succès en Allemagne de « Clara Sheller » a marqué un tournant. Ils ont vu notre dynamisme, notre modernité », explique Jean-Paul Commin, directeur général adjoint de France Télévisions Distribution. De même, « David Nolande », feuilleton le plus visionné à Biar­ritz l'an dernier, et « Engrenages », acheté par BBC 4 et digne des thrillers américains selon The Observer, ont prouvé que les Français ne savent pas faire que du policier consensuel à la « Julie Lescaut ».

· L'écriture Elle est « plus serrée, plus incisive, plus rythmée », selon Mathieu Béjot, délégué général de TV France International, organisateur de l'événement. Alors que « les étrangers jugeaient nos dialogues lents et bavards » il y a peu.

Pour autant, les Frenchies font encore figure d'exportateurs nains. Faute de volume - seulement 835 heures de fiction ont été produites l'an dernier, deux fois moins que les Allemands -, et d'ardeur à la tâche. « Les Français sont incapables d'accoucher d'épisodes à la chaîne ! », s'exclame un directeur d'acquisitions. Au turbin, les auteurs !

Sur www.20minutes.fr

Ce que les étrangers nous achètent

Laure de Charette - ©2007 20 minutes
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr