MEDIAS – La plainte de François Hollande et sa compagne n’est pas satisfaite...
L’hebdomadaire, qui a publié vendredi
des photos volées sur une plage marocaine de François Hollande en compagnie de la journaliste de «Paris-Match», Valérie Trierweiler, s’en sort bien.
Le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné la société éditrice de «Closer» à verser à 15.000 euros de dommages et intérêts à Valérie Trierweiler et à publier sur la couverture la condamnation judiciaire. On est loin des 100.000 euros de dédommagement «à titre de provision» pour atteinte à la vie privée et au droit à l'image demandés.
«C'est quand même une condamnation lourde mais ce n'est pas la plus grosse amende que l'on a eue à payer», commente Stéphane Haïtaïan, directeur d'édition de «Closer».
Closer reste en vente dans les kiosques
Quant à la requête du premier secrétaire du PS, qui exigeait le retrait pur et simple de «Closer» des kiosques, elle n’a pas été comblée. Déçu, François Hollande a déclaré à l'AFP: «Je voulais que les règles, qui valent pour tout citoyen et pour tout média, de protection de la vie personnelle s'appliquent».
«Ces demandes étaient exagérées compte tenu de la nature du sujet, des photos qui n'étaient pas dégradantes et de cette information qui n'était pas une
révélation mais une confirmation, reprend Stéphane Haïtaïan. Nous sommes satisfaits du non-retrait du magazine des kiosques, et ce, d'autant plus que la juge des référés a bien précisé que la saisie d'un journal doit rester exceptionnelle dans le cadre d'une société démocratique».
Une publicité qui tombe à pic
Cette affaire sert surtout la réputation de «Closer» qui, coïncidence, sort sa nouvelle formule le 3 septembre, et compte lancer une campagne de promotion ce week-end. «Ça nous fait un bon teasing», sourit-on dans le journal.
Alice Antheaume et Raphaëlle Baillot