Christophe Barbier, directeur des rédactions à l'Express fait l'objet d'une motion de défiance de la part des journalistes.
Christophe Barbier, directeur des rédactions à l'Express fait l'objet d'une motion de défiance de la part des journalistes. - PJB/SIPA

Après les grèves et la colère, les salariés de l'Express passent à la motion de défiance. Les journalistes de L'Express ont adopté mardi une motion de défiance contre le nouvel actionnaire du groupe, Patrick Drahi, et le directeur des rédactions, Christophe Barbier, pour protester contre un plan social qui vise 125 salariés, a-t-on appris de source syndicale. Dans le détail, 115 journalistes ont voté pour cette motion et 85 contre. Une autre motion ne visant que les nouveaux actionnaires a recueilli une plus forte majorité de 175 voix.

Deux départs importants

Parallèlement, deux grandes plumes de L'Express ont annoncé leur départ du groupe pour désaccord avec le nouvel actionnaire: Renaud Revel, un des rédacteurs en chef, spécialiste des médias, et François Busnel, directeur de la rédaction du magazine Lire et éditorialiste à l'hebdomadaire L'Express.

Situation délicate pour Christophe Barbier

Ce vote place en situation difficile Christophe Barbier, rédacteur en chef historique du newsmagazine, nommé en juin à la tête des rédactions du groupe Altice Médias. «Je préfère accompagner ce PSE (ndlr: plan de sauvegarde de l'emploi) plutôt que prendre mes sous et partir», avait-il expliqué fin septembre à l'AFP. «Je veux protéger les moyens nécessaires pour faire un nouvel Express, mais je ne resterai pas à la tête d'un magazine qui ne paraît pas», avait-il averti.

Le plan social prévoit le départ de 125 salariés, plus huit pigistes permanents, au sein du groupe, qui rassemble des titres comme L'Express, L'Expansion, Mieux vivre votre argent, Point de vue, Studio Cinélive, L'Etudiant ou Lire. Ils s'ajouteront aux 115 départs volontaires dans le cadre d'une clause de cession ouverte cet été.

 

 

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