«Arrêt sur Images» pas encore à l'arrêt

TELEVISION La polémique enfle...

Alice Antheaume

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Ça chauffe autour d’«Arrêt sur Images», l’émission de Daniel Schneidermann dont France 5 a décrété le clap de fin. Nombreux sont les téléspectateurs qui s’érigent contre la décision de la chaîne de ne pas reconduire le programme à la rentrée prochaine. Pour l’heure, une pétition circule sur le Net et a déjà recueilli près de 23.000 signatures.

Sur le site de «20 Minutes», le vent d'indignation se fait également sentir: les articles consacrés à l’émission figurent parmi ceux qui récoltent le plus de commentaires.

Le silence? Pas question

«France 5 a torpillé sa meilleure émission. C'est Schneidermann, le coupable. Trop intelligent, trop libre. Pourquoi critiquait-il sans cesse les journalistes de France Télévisions, alors qu'il aurait pu réserver ses sarcasmes à TF1 ou M6? (…) Cette liberté de parole coûte cher; elle seule explique la fin d'Arrêt sur images», peut-on lire sur le blog télé de «Télérama».

«Acrimed», le site de critique des médias, s’insurge contre une «suppression d’autant moins tolérable qu’elle est le fait du Prince (qui exerce un pouvoir discrétionnaire et arbitraire) et qu’elle recourt à des arguments (de façade) d’une totale désinvolture. Plutôt le conflit que le silence!»

La riposte

Au service téléspectateurs de France 5 pleuvent les messages de tristesse, les mails de regret et de protestation. Daniel Schneidermann et ses acolytes se chargent personnellement de réexpédier les témoignages de leurs partisans dans les boîtes électroniques de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, et de Philippe Vilamitjana, patron des programmes de France 5, désormais sacrés ennemis officiels.

Bref, la riposte s’organise et est, il est vrai, encouragée. «Vous savez quoi? Je suis sûr que vos témoignages peuvent faire bouger les lignes», veut encore croire Daniel Schneidermann.

En attendant, sur le Big Bang Blog, l’équipe d’«Arrêt sur Images» passe ses jours et ses nuits à modérer les plusieurs centaines de commentaires qui affluent.

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