Alexandre Astier, créateur de « Kaamelott ».
Lundi soir, le programme court se mue en deux 52 minutes à 20 h 50. En quoi l'écriture diffère-t-elle ?
L'intrigue des deux longs sera reprise dans les courts à partir de septembre, avec des détails inédits. Du coup, il faut distiller dans l'écriture plus de passages suspensifs, des « cliffhangers » pour la fin des épisodes. J'ai aussi composé une musique plus présente dans les longs, pour soutenir l'intrigue, comme au cinéma.
Au début du livre V de « Kaamelott », Arthur déprime. Pourquoi ?
C'est plutôt une dépression au sens clinique ! Il remet en question son titre de roi en replantant Excalibur dans la roche. Son pote Lancelot a fait un truc qui ne se fait pas en lui piquant sa femme dans le livre IV. Mais, comme c'est le seul qui croit vraiment à la quête du Graal, Arthur n'a pas pu le tuer. Et puis la Table Ronde ne ressemble plus à rien, ses chevaliers font des clans, le Graal reste introuvable...
Compositeur, mais aussi scénariste, réalisateur et comédien de la série depuis deux ans, de quoi êtes-vous fier ?
De n'avoir jamais cédé aux pressions économiques sur le contenu. M6 m'a proposé tel ou tel animateur pour jouer, on m'a reproché des histoires trop noires, mon producteur m'a suggéré d'autres scénaristes. La mode de l'écriture en atelier, je m'en fous. Pour moi, la création à plusieurs conduit à écrêter les excès, les maladresses. Seul, on assume la folie.
On vous dit tyrannique...
Un article d'Entrevue a dit « M6 ne peut rien lui demander, il ne bosse qu'en famille, il se prend pour George Lucas », etc. Là où c'est marrant, c'est que ce papier servira de trame à mon futur personnage dans la saison 2 d'« Offprime » (nouvelle série sur les dessous de M6 avec Virginie Effira), où je jouerai mon propre rôle !