Philippe Tesson à Paris le 6 janvier 2015 pour les funérailles de Jacques Chancel
Philippe Tesson à Paris le 6 janvier 2015 pour les funérailles de Jacques Chancel - Christophe Ena/AP/SIPA

Mise à jour. La rédaction en chef du Point a démenti l'information de Pressenews. Etienne Gernelle a déclaré à l'AFP qu'il n'avait «pas du tout l'intention» de se séparer du chroniqueur au Point de très longue date.

Déjà visé par une plainte pour incitation à la haine raciale, Philippe Tesson, 87 ans, aurait été remercié par Etienne Gernelle, directeur du Point. L’ex directeur du Quotidien de Paris tient une chronique dans l’hebdomadaire depuis des années et anime un blog sur lepoint.fr sur des sujets d’actualité. Selon Pressenews, Etienne Gernelle aurait annoncé sa décision à la rédaction du magazine mercredi soir.

Cette éviction est consécutive aux propos tenus par Philippe Tesson mercredi matin sur Europe 1. Alors que le débat portait sur la laïcité dans les établissements scolaires, Philippe Tesson s’est emporté: «D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité sinon des musulmans? On le dit ça? Et bien moi, je le dis! Je rêve ou quoi? C’est ça notre problème actuellement, c’est les musulmans qui mettent en cause la laïcité! C’est les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui!».

Récidive dans la polémique

Cette sortie avait suscité de nombreuses réactions. Philippe Tesson avait fait mine de s’étonner de la polémique. «Lorsque j’évoque les musulmans, je ne parle pas de l’ensemble de la communauté musulmane, j’utilise un terme générique, et je pense que tout le monde a compris, avait-il expliqué au Parisien. J’ai toujours été comme ça, je dis ma vérité. Je n’attaque pas l’ensemble des musulmans. Je comprends que cela ait pu blesser certains, je le regrette, mais j’ai toujours dit les choses de manière très crue, et ce n’est pas à mon âge que l’on va me changer.»

Comme le rappelle Libération, Philippe Tesson a plusieurs fois créé la polémique pour des propos tendancieux. Au début de l’année 2014, il avait notamment appelé à placer Dieudonné «devant un peloton d’exécution».

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