Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy, Ibrahim Boubacar Keita, François Hollande, Angela Merkel et Mahmoud Abbas lors de la marche républicaine le 11 janvier 2015 à Paris.
Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy, Ibrahim Boubacar Keita, François Hollande, Angela Merkel et Mahmoud Abbas lors de la marche républicaine le 11 janvier 2015 à Paris. - sipa

Parmi les invités de marque de la marche républicaine de dimanche à Paris, Nicolas Sarkozy s’est fait remarquer. L’ancien président de la République est accusé par certains observateurs d’avoir contourné les règles strictes du protocole pour apparaître aux côtés de François Hollande et autres chefs d’Etat sur la photo historique.

Lors de la marche républicaine, 44 chefs d’Etat et de gouvernement ont défilé ensemble. Leur position dans le cortège avait été décidée par le service du protocole de l’Elysée, faisant figurer en première ligne les dirigeants des principaux pays européens ainsi qu'Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien, Mahmoud Abbas, le président de la Palestine, et Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien. Or, Nicolas Sarkozy, qui devait défiler en troisième ligne, derrière une rangée de policiers et de gardes du corps, apparaît sur plusieurs photos en tête du cortège.

Un article modifié

Dimanche soir, un article de Paris Match décrivait ainsi «Comment Nicolas Sarkozy s'est invité sur la photo», marchant pendant quelques instants en première ligne aux côtés d’Angela Merkel, Benyamin Netanyahou et Ibrahim Boubacar Keïta. Peu de temps après sa mise en ligne, l’article a été modifié. Son titre est devenu «Les coulisses d'une photo historique» [mais l'URL de l'article garde une trace de l'ancien titre] et le texte explique désormais que Nicolas Sarkozy a été «propulsé» en tête du cortège, involontairement.

Plusieurs internautes se sont émus de cette modification de l’article initial par Paris Match. Contacté par 20 Minutes, la rédaction en chef de l'hebdomadaire n'a pas souhaité «commenter cette polémique qui n'a pas lieu d'être».

En revanche, une vidéo et un article du Huffington Post essayent de démontrer comment le président, l’un des rares invités officiels accompagnés de son épouse, Carla Bruni, aurait manœuvré pour figurer en tête de la marche.

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