Portage: habitude européenne, exception française

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Publié le 27 mars 2007.

PRESSE - Et si la santé de la presse passait par le paillasson ? Plusieurs diffuseurs de presse souhaitent que les journaux...

Et si la santé de la presse passait par le paillasson ? Plusieurs diffuseurs de presse souhaitent que les journaux soient vendus dans les bars, boulangeries et stations-service, et non plus seulement en librairie ou en kiosque. Et pourquoi pas, comme chez nos voisins, portés à domicile ? Malgré les aides de l'Etat, seuls 8 % des quotidiens nationaux sont diffusés ainsi, alors que 88 % des lecteurs hollandais, 60 % des Allemands et 50 % des Britanniques reçoivent leur journal à 7 h du matin sur le pas de leur porte. Mieux qu'à 11 h dans la boîte à lettres via l'abonnement, ou après un détour par le kiosque ou le bar. « Dans ces pays, les tarifs postaux sont très élevés, c'est donc plus intéressant financièrement de livrer à domicile », explique Hervé Sauzay, de la Fédération nationale de la presse française. En outre, dans les pays du Nord, les habitants préfèrent éviter de sortir à l'aube pour chercher le journal, selon un responsable des NMPP qui défend le point de vente : « Les gens y découvrent de nouveaux titres. La moitié des achats se fait par coup de coeur ! » Le portage limiterait à terme la variété ? Pas sûr : nos voisins ne semblent pas avoir sacrifié la diversité au profit du confort.

L. de C.
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