A l'écrit ou en radio, une passion sous conditions

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Publié le 22 mars 2007.

INFO - Tenir bon. Après quinze jours de terrain en moyenne, les grands reporters ont désormais deux pages de moins qu'il y...

Tenir bon. Après quinze jours de terrain en moyenne, les grands reporters ont désormais deux pages de moins qu'il y a cinq ans pour témoigner dans Le Fig Mag ou Match. Soit quatre à six pages, et autant de revenus en moins. Pourtant, ils disent pouvoir encore exercer leur passion. Sous certaines conditions. Depuis deux ans, les rédactions les prient souvent d'intégrer une « entrée people ». Ainsi, en août 2006, VSD s'intéresse aux enfants de Manille... à l'occasion du voyage humanitaire d'Andrea Casiraghi, fils de Caroline de Monaco. A condition aussi d'accepter le travail en free-lance - Géo emploie dix-huit pigistes par numéro, et six reporters -, de partir moins longtemps - « une semaine au lieu de dix jours », selon Valérie Crova, l'une des cinq grands reporters à France Info - et d'être moins payé. « En six ans, le montant de la pige a chuté de 25 % », calcule Wilfrid Estève, photojournaliste qui collabore avec une vingtaine de titres, de Elle au Monde. Résultat, le coup dur ne pardonne pas. En 2003, une vente aux enchères a eu lieu à Paris en aide à Françoise Demulder, une célèbre photoreporter indépendante et lauréate du World Press 1977, sans ressources après un cancer.

L. de C.
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