Des photographes durant le Festival de Cannes, le 21 mai 2014.
Des photographes durant le Festival de Cannes, le 21 mai 2014. - LOIC VENANCE / AFP

20 minutes avec AFP

Des syndicats de photographes, d'agences de presse et des éditeurs ont signé mardi au ministère de la Culture et de la Communication un code de bonnes pratiques professionnelles visant notamment à encadrer les rémunérations des photographes et à réglementer l'exploitation des photos.

Le photojournalisme en crise

Alors que le photojournalisme traverse une «crise économique majeure due principalement à la concurrence tarifaire des nouvelles sources de photographies (...) le code de bonnes pratiques précise les engagements des professionnels», a indiqué le ministère.

Le code, signé par plusieurs grands syndicats de la presse et d'agences de presse, ainsi qu'une association de photographes (PAJ, Photographes, auteurs, journalistes), en présence de la ministre Aurélie Filippetti, encadre la rémunération des photographes et des agences lorsque leurs photographies sont publiées et statue sur les règles de partage de responsabilités en cas de litiges nés de la publication d'une photographie.

Stop à la mention «DR»

Le code limite également l'utilisation de la mention dite «droits réservés». Parfois utilisée abusivement, sans autorisation et sans rémunération de leurs auteurs, la mention «DR» serait réservée aux œuvres «orphelines», c'est-à-dire celles dont on ne connaît ni la provenance ni l'auteur.

Enfin, il engage les professionnels à assurer une meilleure traçabilité des photographies grâce à une amélioration des crédits et des métadonnées, les informations numériques liées à la photographie qui permettent de la retrouver. En cas de non-respect des règles du code, des indemnités sont prévues pour les photographes ainsi qu'une minoration ou une suspension des aides à la presse.

Des syndicats non signataires

Toutefois, des syndicats de journalistes comme le SNJ (syndicat national des journalistes) et le SNJ-CGT et certaines organisations de photographes comme l'UPP (Union des photographes professionnels) ont décidé de ne pas signer le code de bonnes pratiques «estimant qu'il ne traite pas tous les sujets d'inquiétude de la profession».

Le ministère considère qu'il «constitue néanmoins une avancée importante et il reste ouvert à la signature jusqu'en décembre 2015».