Des journalistes réduits au rôle de « porteurs de micros ». A l'appel de délégués syndicaux CGT, quarante journalistes de l'audiovisuel public ont demandé hier à leur direction de forcer les candidats à l'affrontement cathodique. « Avec le concept à la mode d'interactivité, le journaliste devient accessoire », déplore Lionel Thomson de France Inter, « alors que lui seul a les armes pour répondre aux politiques », renchérit Jean-François Téaldi de France 2, à l'origine du projet et délégué SNJ-CGT. « On ne peut obliger à débattre des candidats qui ne le veulent pas », répond simplement Arlette Chabot, directrice de l'info de France 2.
R. B.