TELE - Pour les 100 millions d’Américains devant leur écran dimanche soir, le spectacle ne sera pas que sur le terrain…
Un Superbowl sans ses pubs, ça serait un peu comme une saison sans sa crise au PSG: beaucoup moins excitant. Dimanche soir, les Colts d’Indiana vont défier les Bears de Chicago, avec pour la première fois de l’histoire,
un coach noir en finale –en l’occurrence même deux. Dans le même temps, Chevrolet, Pepsi ou Budweiser lutteront à coup de spots interposés. En jeu: être la marque dont tout le monde parlera les jours suivants comme celle ayant créé le meilleur spot du Superbowl.
2,6 millions de dollars les 30 secondes
Etre vu par 100 millions d’Américains, ça a un prix. Cette année, le spot de 30 secondes se négocie 2,6 millions de dollars (2 millions d’euros). Le plus souvent pour une publicité spécialement créée pour l’occasion, et qui ne sera pas rediffusée après.
Sur son site Internet, le magazine Rolling Stone a recensé
ses 25 spots cultes de l’histoire du Superbowl. De
la mythique pub Apple en 1984, inspirée de l’œuvre d’Orwell, à celles de
Budweiser et le frigo magique ou le
chien bien dressé, en passant par FedEx qui revisite la
livraison chez l’homme de Cro-Magnon.
L’effet YouTube
Cette année, le Superbowl n’échappera pas à la tendance du moment: le contenu généré par les utilisateurs. Chevrolet et la ligue de football ont décidé d'organiser un concours pour confier la création d'un spot à des amateurs. Sur un millier de concurrents, la marque de chips Doritos a sélectionné cinq finalistes, qui recevront chacun 10.000 dollars et seront départagés par les internautes. Le gagnant verra sa création diffusée à la télé. Dans nos contrées,
France 2, qui retransmet le match, dimanche à minuit, passera vraisemblablement ses propres réclames. Il restera toujours le sport.
Philippe Berry