Le nouveau «Lui» arrive en kiosques le 5 septembre 2013.
Le nouveau «Lui» arrive en kiosques le 5 septembre 2013. - V. WARTNER / 20 MINUTES

Le magazine Lui revient jeudi en kiosques. Tiré à 350.000 exemplaires, vendu 2,90 euros, il comporte 60 pages de pub et beaucoup d’autres avec des femmes nues, selon la tradition.

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Ce mardi matin, Frédéric Beigbeder et Yseult Williams, à la tête de la rédaction, ont présenté leur équipe, la ligne éditoriale et le magazine «au format de Vanity Fair et au papier de Vogue». La raison d’être de Lui, c’est Frédéric Beigbeder qui l’explicite le mieux dans son édito: «Le retour de Lui, c’est le plaisir d’un dernier tour de piste, c’est un baroud d’honneur en souvenir de ce dinosaure nommé le Mec, celui qui draguait lourdement (…). Certains l’appelaient "macho", d’autres disent "néo-beauf" mais le surnom qui lui va le mieux est "connard d’hétérosexuel".»

«Les femmes vont acheter "Lui" pour se renseigner sur l’ennemie»

Une blague? Pas vraiment. La rédactrice en chef Yseult Williams, venue de Grazia, a été explicite mardi matin pendant la conférence: «C’est un magazine qui s’adresse clairement à l’hétérosexuel de base». Un positionnement pensé en référence aux titres déjà existants, qui pour elle «sont plus centrés sur les hommes, alors que nous on est un magazine pour les hommes qui aiment les femmes. Même si je suis sûre que beaucoup de femmes vont l’acheter pour se renseigner sur l’ennemie. On aura 70% de lecteurs et 30% de lectrices». L’occasion pour Beigbeder de lancer une des nombreuses plaisanteries de la conf’: «Et Bradley Manning, il est dans quelle catégorie alors?» Petite sortie transphobe. Mais sinon attention, «nous ne sommes jamais homophobes, précise Beigbeder, mais nous ne sommes jamais hétérophobes non plus».

Marcela Iacub en chroniqueuse et les Femen souvent citées

Ni sexistes, promet Williams. Elle en veut pour preuve la présence de Marcela Iacub en chroniqueuse. Présente à la conférence, Iacub a estimé qu’il y avait «dans les médias un discours trop homogène autour de la question des hommes et des femmes», et trop de cas où «les hommes apparaissent comme des diables, des prédateurs». 

Autre caution féministe invoquée, les Femen, citées à plusieurs reprises par Beigbeder: «Elles utilisent leur nudité comme une forme de combat, elles utilisent leurs seins pour défendre la cause des femmes, c’est un donc un féminisme qui soutient la cause de Lui».

Les «fesses menues» de Najat Vallaud-Belkacem

Interrogé par 20 Minutes cet été, Philippe Labro, une des plumes de l’ancien Lui, expliquait que le magazine était un mélange de «filles déshabillées et de grandes signatures». Les «filles déshabillées» sont effectivement nombreuses, à commencer par Léa Seydoux. Les grandes signatures s’appellent elles, outre Iacub, Arnaud Viviant, Thomas Legrand ou Nicolas Rey. Le mot de la fin à Rey, qui dans son papier relatant une tentative d’interview de la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem écrit: «Najat, sa coupe à la garçonne, ses fesses menues, son corps sec et nerveux». C’est tout Lui.

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