Geoffroy Lejeune de «Valeurs actuelles»: «Nous ne nous embarrassons pas du politiquement correct»

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Publié le 22 août 2013.

INTERVIEW – La une du magazine sur «l'overdose» de Roms crée la polémique…

Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef adjoint du service politique de «Valeurs actuelles», a  coordonné le dossier consacré aux Roms. Il répond aux questions de 20 Minutes à propos de la polémique suscitée par la une de l’hebdomadaire.

Le titre de votre une «Roms, l’overdose» a suscité de vives critiques, notamment sur Twitter. David Assouline, porte-parole du PS, a également dénoncé des «valeurs nauséabondes», «antirépublicaines» et une «overdose xénophobe». …

Sincèrement, on ne s’attendait pas du tout à ce déferlement. Notre dossier ne fait que reprendre les chiffres d’un sondage réalisé par Harris Interactive. Ce n’est pas un sondage maison, mais une étude réalisée par un institut très sérieux à partir d’un échantillon représentatif de la population. Et il montre qu’une immense majorité des Français, même les électeurs de gauche, est excédée par les occupations illégales de terrains par les Roms et par la criminalité. Quant àDavid Assouline, au lieu de perdre son temps à publier des communiqués, il devrait s’occuper de l’opinion des Français et inciter le gouvernement à prendre ses responsabilités.

Dans le corps du papier, vous écrivez notamment «Les Roms. Plaie de l’été. Fléau des Français». Vous ne pensez pas que vous pouvez être attaqué pour incitation à la haine raciale?

Nous n’incitons à la haine de personne. D’ailleurs, ce n’est absolument pas un papier destiné à stigmatiser les Roms, mais à s’attaquer au gouvernement, qui ne fait rien pour enrayer la criminalité qui s’étend à présent au monde rural. C’est une question de justice et de droit. Nous avons écrit dans des termes osés, mais c’est la réalité. Et encore une fois, ce n’est que le reflet de l’opinion de la majorité des Français.

Valeurs actuelles fait beaucoup parler de lui ! Au début du mois, c’était votre directeur général, Yves de Kerdrel, qui accusait Manuel Valls d’espionner le journal. Vous voulez vous imposer comme le journal de la droite avec cette ligne dure et en faisant du bruit?

Dans l’esprit, c’est un peu ça, oui. On ne revendique pas d’être le seul, mais nous, nous ne nous embarrassons pas du politiquement correct. Nous ne sommes pas provocateurs pour être provocateurs. Nos sujets sont le reflet de ce que beaucoup pensent tout bas, mais n’osent pas écrire. On observe une droitisation de l’électorat de droite. Et si nos ventes augmentent ces derniers temps, c’est parce que l’opposition s’est rapprochée de notre ligne éditoriale. Pas l’inverse.

Propos recueillis par Charlotte Murat
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