Vincent Elbaz incarne un agent de la DGSE atteint d'une tumeur incurable.
Vincent Elbaz incarne un agent de la DGSE atteint d'une tumeur incurable. - D. MERLE/TF1

Anne DEMOULIN

Une série coécrite et produite par Luc Besson pour la télévision. « No Limit », « c'est une première », se félicite-t-on chez TF1. Un pari réussi ?

Un concentré de savoir-faire
Un pari ? « J'avais un peu peur », confiait ce mardi Luc Besson lors de la projection en avant-première de « No Limit ».
« Au cinéma, ils n'ont pas la zapette ! A la maison, il y a une possibilité de sanction terrible », poursuivait le réalisateur de Léon. « Ce n'est pas le même format, pas la même course. Quand on court le 1 000 m, on n'est pas forcément bon au 110 m haies », notait-il.
Dans « No Limit », Vincent Elbaz campe un agent de la DGSE atteint d'une tumeur incurable, qui se voit proposer un traitement expérimental en échange d'une mission spéciale à Marseille. Il y retrouve sa fille (Sarah Brannens), son ex-femme (Hélène Seuzaret) et sa sœur (Anne Girouard, « Kaamelott »). Six épisodes de 52 minutes, réalisés par Didier Le Pêcheur et Julien Despaux, coécrits avec Franck Philippon. C'est pourtant un concentré du savoir-faire de Luc Besson : action, cascades, scènes de combat et humour. 80 décors et 6 000 cartouches plus tard, on obtient une sorte de James Bond avec les problèmes du quotidien. Après « XIII » (Canal+) et avant « Le Transporteur » (M6), Luc Besson est en passe de devenir le premier show runner à la française.