A Marseille, une école de journalisme ferme ses portes

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Publié le 14 août 2012.

SOCIETE - L'école des Hautes études de journalisme et le Studio M ont fermé leurs portes, laissant sur le carreau plus d'une centaine d'étudiants. La direction assure faire le maximum pour les aider...

«Si on peut rendre service...» Quelques jours après la fermeture de l'école des Hautes études de journalisme (HEJ) à Marseille et du Studio M, pour les métiers de l'art, Dominique Bérengier, directeur du développement de l’École de journalisme de Nice, se dit prêt à accueillir quelques étudiants laissés sur le carreau. Par devoir de solidarité, bien sûr. «Notre effectif est quasiment au complet mais nous ne voulons pas que des jeunes, qui veulent faire ce métier, gâchent leur avenir».

Pour l'instant, aucun étudiant de l'HEJ n'a contacté l'établissement niçois qui demande, comme sa défunte consœur marseillaise, plus de 5.000 euros par an pour décrocher un bac +3. «Nous serions prêts à faire un effort financier pour les intégrer dans notre établissement, précise Dominique Bérengier. Nous ne serions pas hostiles à faire 500 euros de réduction, voire un peu plus... On pourrait en accueillir cinq ou six. A mon avis, c'est jouable.»

 «La gare, ça craint»

Installée près de la gare Saint-Charles, l'HEJ a mis la clé sous la porte au début du mois. Selon Philippe Lansade, président du groupe Studio M International qui possède trois autres écoles de journalisme à Montpellier, Lyon et Toulouse, la fermeture était inévitable. «Quand j'ai repris l'école il y a deux ans, j'ai hérité de l'ancienne direction des problèmes de sécurité. L'immeuble n'était pas aux normes ERP (établissements recevant du public, ndlr). On risquait une fermeture administrative».

Seconde explication avancée: la baisse du nombre d'étudiants, passés de 260 en 2010 à 150 cette année, qui a mis à mal les finances de l'établissement. Pour Philippe Lansade, cette érosion s'explique d'abord par «la crise» et «la baisse du pouvoir d'achat». Ensuite, par la localisation de l'HEJ: «Le quartier de la gare craint énormément». Également par «la mauvaise réputation» de l'école: «Mes prédécesseurs étaient des escrocs», lâche-t-il. Dernière raison: «des problèmes de management»: «La directrice était peut-être un peu jeune...»

Une plainte déposée

Sitôt la fermeture de l'HEJ connue, une plainte aurait été déposée par des parents d'élèves mécontents. Philippe Lansade assure ne pas en être informé «formellement» et se défend de toute malversation: «Une liquidation judiciaire, ce n'est pas une faillite frauduleuse!» Plaidant la bonne foi, il affirme faire «tout son possible» pour aider les 120 étudiants dans la panade. Selon lui, un tiers d'entre eux auraient accepté d'intégrer une des écoles du groupe, un autre tiers «réfléchit» et le dernier tiers aurait demandé à «être remboursé». «Les gens qui partent avec la caisse ne font pas tout ça», soupire-t-il.

Mickaël Penverne
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