La maison de la mode, une vitrine sur la Canebière.
La maison de la mode, une vitrine sur la Canebière.

amandine rancoule

Dans la mode, le textile et l'habillement, Marseille et la région se portent bien et ont résisté à la crise économique. Selon une étude de l'agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise (Agam), la filière oppose « une grande résistance de la fin 2007 à la fin 2010. Les effectifs sont en progression de 0,3 % sur trois ans ». La filière emploie près de 9 400 personnes dans l'aire urbaine marseillaise, auxquels s'ajoutent 2 500 emplois indirects.

« Le sportswear vient d'ici »
« Je me réjouis de savoir que nous n'avons pas perdu d'emplois, commente Maryline Bellieud-Vigouroux, la directrice de la Maison méditerranéenne des métiers de la mode. Mais seules 86 entreprises sur 300 ont répondu et ce sont uniquement de jeunes créateurs. La maison de la mode aide évidemment les jeunes mais il aurait été aussi intéressant de savoir ce qu'Américan Vintage fait et attend de nous ».
Installée depuis sept ans à Marseille, la marque locale Kaporal, dont le succès n'est plus à faire, n'a pas été contactée pour cette étude. Son président directeur général a choisi cette ville avec le cœur. « Je suis un pur Marseillais, souligne Laurent Emsellem. Mais c'est la pire région pour être dans la mode : il y a deux écoles de stylisme même pas reconnues, les clients exports ne viennent pas et il n'est pas facile de recruter à cause de l'image “violente” de la ville, estime-t-il. Mais on a un bon savoir-faire et historiquement le sportswear vient d'ici ». Prenant l'exemple de Lyon, l'étude propose la création d'une pépinière de la mode localisée entre Longchamp, Libération et Philippon. « On fait déjà ça depuis 1993, réagit Maryline Bellieud-Vigouroux. On a été pionnier dans ce domaine. On défait pour refaire. » La maison de la mode cherche un lieu d'installation après l'annonce de l'occupation de ses locaux actuels, loués à la ville par l'office du tourisme.

commercialisation

Parmi les 86 entreprises interrogées, plus d'un tiers réalise leurs ventes à au moins 50 % en Paca, via les boutiques en direct. Leur marché se réalise à plus de 80 % en France. L'exportation est effectuée en Europe de l'Ouest.