Marie-Arlette Carlotti (PS) et Renaud Muselier (UMP), dimanche.
Marie-Arlette Carlotti (PS) et Renaud Muselier (UMP), dimanche. - F.PENNANT / 20MINUTES

la rédaction de Marseille

Il est 15 h, ce dimanche, et Marie-Arlette Carlotti (PS) visite le bureau de vote n° 404, aux Chartreux (4e). Visiblement, le président du bureau n'apprécie pas sa venue, et le fait savoir. « Il est UMP, comme tous les autres à Marseille », souffle-t-on dans l'entourage de la ministre déléguée aux Personnes handicapées. Tailleur sombre et baskets aux pieds, l'intéressée fait mine de ne pas y prêter attention et continue de papillonner entre ses électeurs. Mais derrière le sourire et le ton enjoué, elle a du mal à cacher son « anxiété ». « Je sais qu'il y a un énorme projecteur braqué sur moi, lâche-t-elle. La pression est très forte. » Une défaite et son avenir ministériel sera sérieusement compromis. Elle assure avoir fait le maximum, sans faire de faux pas. Pas d'état d'âme donc. Juste peut-être la (mauvaise) surprise d'une campagne très âpre où tous les coups, ou presque, sont permis. Et le pire est sans doute à venir. « Une chose est sûre, soupire Michel Tagawa, son directeur de campagne. L'entre-deux tours, ce ne sera pas programme contre programme, mais une succession de coups bas. On va souffrir. »

« Une campagne d'égout »
Mêmes arguments en face. Après avoir accompli son devoir civique à 8 h dimanche, Renaud Muselier, le candidat UMP, s'est rendu dans la soixantaine de bureaux de vote de la 5e circonscription. « Un dimanche dans la zénitude », assure le député sortant d'une voix basse et posée. Pourtant, l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères joue ici les municipales de 2014. Mais pour l'heure, il préfère rester « concentré » sur les législatives. La dernière ligne droite risque d'être éprouvante. « Au 1er tour, on a eu une campagne d'égout, sous le caniveau, estime-t-il. Je m'attends à la même chose au second tour. Mais cela ne me surprend pas. Ici, aucun candidat socialiste n'est normal : ils sont tous issus du système Guérini. »
Dans le département, le taux de participation atteint 59,22 %. Dans la 16e, Michel Vauzelle vire en tête avec 38,40 % devant la candidate Front National, Valérie Laupies (28,98 %). Dans la 15e circonscription, l'UMP Bernard Reynes arrive en tête avec 35,46 % devant la candidate divers gauche Nicette Aubert avec 28,34 %. Dans la 14e, Jean-David Ciot (35,6 %) arrive devant Maryse Joissains (28,54 %). Dans la 13e, le candidat Front de gauche, Gaby Charroux, vire en tête avec 27,41 %, devant le PS René Raimondi (24,82 %). Dans la 12e circonscription, l'UMP Eric Diard obtient 28,11 %, devant le socialiste Vincent Burroni (27,36 %). Dans la 11e, la socialiste Gaëlle Lenfant obtient 34,85 %, devant le député sortant (UMP) Christian Kert (32,59 %). Dans la 10e, le député sortant (UMP) Richard Maillé enregistre 31,45 % devant le candidat écologiste, Francois-Michel Lambert (29,02 %). Dans la 9e, l'UMP Bernard Deflesselles obtient 35,28 % devant la candidate FN Joëlle Melin (22,25 %).

agressé, patrick mennucci dépose plainte

Patrick Mennucci, candidat socialiste dans la 4e circonscription, a porté plainte dimanche après une agression. « Je sortais du bureau de vote de Belsunce quand une vingtaine de types ont entouré ma voiture, raconte-t-il. Ils m'ont insulté et l'un d'eux a balancé des coups de pied sur le véhicule. » L'homme a été interpellé et placé en garde à vue.